"Chaque société doit inventer l'art qui l'accouchera au mieux

de sa propre délivrance" Roland Barthes

Je raconte pour réenchanter le monde

Parce que nous avons les yeux rivés sur la matière, parce que notre monde tourne autour de l'économie et de la finance avant de tourner autour du soleil, nous avons soif du beau, du vrai, de poésie, d'une parole aimante et guérisseuse. 
A l'image des mythes d'autrefois, l'art, la culture, les histoires ont, selon moi, mission d'abreuver le monde d'une vie nouvelle. C'est une grande et noble mission à laquelle je souhaite modestement contribuer. 

Je souhaite témoigner de l'héroïsme et célébrer la vie

Très souvent, les contes que je raconte cultivent la posture fondamentale du héros basée sur le courage, le choix, l'engagement au service d'un idéal, l'intégrité, l'amour... toutes des qualités fondamentales dans notre vie d'adulte.  En effet, il nous est impossible de relever les multiples défis de la vie sans ces qualités. Nous avons à faire des choix, endurer la solitude de nos décisions, traverser des peurs, surmonter des peines et l’enjeu est d’en ressortir grandis, plus humains, plus aimants.
Ces qualités nous permettent de faire face et de ne pas être engloutis par trop d'émotions. Sans courage point de pouvoir sur soi face à sa propre vie, point d'intégrité, point de vie sociale constructive et point de responsabilité.

Un support précieux pour les enfants comme pour les adultes

Parler d’héroïsme c’est à mon sens transmettre les fondamentaux de l’éducation. C’est aider l’être en devenir à :

  • se structurer, édifier un socle de valeurs – le sens de l’effort, la coopération, la tolérance, la confiance en soi et toutes ces valeurs qui inondent les contes -
  •  se préparer à être en face de tous les défis que la vie réserve. Et là est la clé du vrai bonheur
  • cultiver une vision positive de la vie, ouverte sur le futur, le changement et les solutions
  • trouver et prendre sa place dans la société humaine.


Raconter l’héroïsme ne fait pas du bien qu’aux enfants ! Il réveille le cœur de tous !  

Ma formation


Conteuse depuis 2000, j’ai croisé dans le cadre de formations, la route de nombreux conteurs – Martine TOLLET, Philippe SIZAIRE, Annie-Claude COLCHEN, Sonia KOSKAS, Nathalie LE BOUCHER, Marie-Jeanne ROPE… - et aussi celle de Henri GOUGAUD, conteur, poète et écrivain (prix Goncourt). Je me suis formée également au Conservatoire contemporain de Littérature Orale (CLIO). 

Je participe actuellement aux ateliers mensuels proposés par Jean-Yves VINCENT et Patrick SAULNIER, conteurs du Pas-de-Calais, Cie Il était 2 fois.

Pratique artistique

Ma pratique artistique s’appuie sur une triple vision : 

  1. -          La mythologie est le ferment de la culture 
  2. -          L’art est le vecteur de la culture 
  3. -          L’être humain est un Esprit 

1. La mythologie est le ferment de la culture

A chaque civilisation passée - proto-hindoue, perse, égyptienne, gréco-romaine, pour ne citer que celles dont notre civilisation judéo-chrétienne est issue – a correspondu une culture fondatrice. Par culture, entendons le « creuset » qui pose la place et le rapport de l’être humain au cosmos, à la nature, à la communauté, aux autres et à lui-même. 

 

A chaque tournant de ces civilisations, a émergé une nouvelle culture qui a irrigué la population qui s’en est imprégnée et peu à peu, la nouvelle civilisation est devenue visible. 

 

La nouvelle culture est apparue au travers d’une mythologie et de rites. Les mythes ont raconté la genèse du monde, les défis de l’époque auxquels les jeunes gens allaient se confronter et les solutions pour les relever. Puis, passé le changement d’époque, les mythes se sont enrichis des aventures victorieuses de héros, en général dans le premier tiers des civilisations qui ont duré de 1800 à 2500 ans. 

 

Portée par la nouvelle culture, une vie intense s’est alors déversée et a circulé dans un cercle restreint d’individus d’abord, puis dans toute la société, régénérant profondément les êtres humains qui l’ont reçue. 

La mythologie judéo-chrétienne dont le monde occidental est issu a suivi ce même chemin. Après plus de 2000 ans d’existence, cette mythologie portée par les religions est aujourd’hui en recul pour ne pas dire à bout de souffle. (Combien d’êtres humains aujourd’hui conduisent leur vie sur les bases religieuses ? Assurément peu nombreux au regard du passé.)

-> Face au constant de notre société en décadence, qui n’est plus soutenue par un courant porteur de valeurs fondatrices, j’aspire à conter des histoires inspirantes pour les temps présents. 

2. L’art est le vecteur de la culture

L’art d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec l’art d’autrefois. Au temps des anciennes civilisations, l’art était un vecteur essentiel de la culture. L’Art racontait la mythologie comme les récits épiques des héros grecs sur les poteries ou les sculptures traduisant le chemin de croix du Christ. 

 

En ces temps-là, l’activité artistique n’était pas coupée de la vie quotidienne. Aujourd’hui, nos vies modernes se sont progressivement vidées de la « poésie » de la vie, pour ne s’occuper que de finalité, de production, d’utilité… Chez les Anciens, toute activité même quotidienne, était artistique car sacrée : l’art était la manifestation d’un geste qui était célébration de la Vie. L’art était donc omniprésent, enchâssé dans toute activité, car la Vie est partout.

 

L’art est reconnu aujourd’hui non essentiel. Nous avons délégué la fonction artistique aux individus dits artistes, qu’ils soient amateurs ou professionnels. Leurs réalisations ont une fonction divertissante plutôt que culturelle. Certes la pratique artistique peut parfois être inspirée et inspirante mais à l’exception de quelques rares cas, l’art n’a plus rien à voir avec sa mission des temps anciens : 

- Les sujets traités par l’artiste sont profanes. L’artiste n’agit plus pour un but qui le dépasse, voire le transcende. Rarement le vit-il comme un témoignage vital. 

- Le « geste » de l’artiste n’est pas inspiré. Sa pratique relève peut-être d’une technique longuement assimilée mais le « génie », ce substrat de vie supplémentaire qui fait de la production une œuvre, est en général absent. De fait, les gens en général, les artistes en particulier, ont perdu le lien au monde divin. 

 

Fort heureusement, l’ouverture à la vie spirituelle plus favorable en ce XXIe siècle, permet à l’artiste de changer son rapport au monde et à l’incarnation, de reconnaître en lui une part divine, éternelle, qui saisit au moins en partie le sens de ses tribulations terrestres, qui se sait sur Terre pour faire l’expérience de l’incarnation et pour vivre certaines expériences vocationnelles qui visent à le faire grandir. 

 

L’artiste peut alors enrichir sa technique artistique de la vie de l’Esprit (ou Ame ou Soi) et être inspiré. Et c’est de cela dont il témoigne, de son individualité mise à jour et de sa connexion à l’Ame. Le lien à l’Ame insuffle une vie nouvelle qui se perçoit dans ses créations. 

 

Le but n’est pas de redevenir l’artiste d’autrefois, l’artiste des temps anciens ayant des capacités de perception comme la clairvoyance, que nous n’avons pas. Mais nous avons d’autres capacités et nous pouvons à notre manière travailler sur nous-mêmes et développer un nouveau regard sur la vie. En nous transformant nous-mêmes, nous transformons notre pratique de l’art, nous donnons à l’art une nouvelle place, un nouveau pouvoir, celui d’élever le regard des êtres humains actuellement très tourné vers la matière, l’économie et l’argent, pour qu’ils ré-enchantent leur vie et réunifient en eux-mêmes l’humanité, la nature et le monde spirituel... 

-> Je souhaite modestement contribuer à régénérer cette vision de l’art et lui donner une nouvelle place.

3. L’Etre humain est un Esprit…

L’être humain n’est pas que matière et psyché. Il est un Esprit (ou une Ame), sur Terre pour vivre des expériences, apprendre et devenir meilleur. 


L’être humain d’aujourd’hui connait mieux le monde qui l’entoure qu’il ne se connait lui-même. Il est pourtant la voie qui mène à l’accomplissement. C’est ce que rappelait le fronton du temple de Delphes : « Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les dieux ».

 

-> Depuis une trentaine d’années, je vis une quête spirituelle et j’apprends à me connaître, à mettre à jour mon potentiel et vivre concrètement ma spiritualité. 

En contant, je tâche de donner vie à mes contes en les nourrissant de ma compréhension vivante de la nature humaine et de mes conquêtes intérieures.

Avec la pratique des contes et de la connaissance de soi, je découvre le chemin de la création artistique qui porte et donne la Vie. C’est une aventure héroïque faite de remises en question à titre individuel et de dépassements. 

Contact : Nathalie Rocher - Tel : 03 21 87 40 78 - Mail : [email protected]